Biographie

Samantha R. Duchemin
artiste-peintre, auteure-compositeure et interprète

L’artiste multidisciplinaire Samantha Rachelle Duchemin est née à Montréal. Elle est encore enfant lorsque ses parents remarquent son talent. Mais ce n’est qu’à l’âge de quatorze ans qu’elle reçoit enfin sa première table à dessin. Son inspiration vient des objets qui l’entourent. Adolescente, elle est impressionnée par les visages grotesques publiés dans Mad Magazine qui deviennent aussitôt une source inépuisable d’inspiration. Les visions surréalistes de Salvador Dali, les étonnants plans architecturaux de Maurits Cornelis Escher irréalisables en trois dimensions la fascinent et l’intriguent. Durant ses années préparatoires, elle s’inscrit en architecture, en dessin technique et publicitaire. Elle complète son stage de graduation auprès du Festival de Jazz de Montréal pour lequel elle réalise le désormais célèbre logo de cet événement international.

Samantha se lance ensuite dans un voyage interminable et passionnant qui s’étend sur une dizaine d’années : guitare et cahiers de dessins sous le bras, elle commence son périple par le Québec, puis parcourt une partie du Canada. Elle effectue ensuite une traversée des Etats-Unis, tremplin vers les Bahamas, Haïti et la République Dominicaine. Elle entre en Europe par la porte Française, puis passe au continent indien et parcourt, au nord, l’envoûtant Népal. Elle reste consciente qu’elle est avant tout à la recherche d’elle-même.

Elle a exposé en France, en Belgique, en Espagne, au Portugal, et même au Congo. Elle a été peintre scénique pour les Tone Lock, Paul McCartney et Doobies Brothers. C’est une œuvre de Sam que Madagascar Slim, guitariste de renommé internationale a choisi pour illustrer la pochette de son album Uprooted. Son imaginaire s’alimente chez Edgar Allan Poe, Honoré de Balzac, Guy de Maupassant, Franz Kafka, pour n’en nommer que quelques-uns.

Elle rentre enfin à Montréal et s’y fait aussitôt remarquer. Elle brille également dans le domaine musical où elle transpose en rythmes envoûtants sur sa guitare à douze cordes des histoires tirées de folklores divers; mais il faut surtout l’entendre au djembe! Pink Floyd, The Doors, Led Zeppelin l’inspirent. Sa voix a des couleurs à la Janis Joplin et Kate Bush. On l’apprécie au Quai des brumes, aux Bobards, et même au Studio Théâtre Du Maurier de la Place des arts.

Quelques années plus tard, un événement important la conduit à Toronto. Elle s’y produit dans des boîtes à la mode, telles le Hugh’s Room et le Lula Lounge. Pourtant, le point central de son séjour dans cette grande ville reste le solide programme Apprendre par les arts (APLA), mis sur pied par le Conservatoire royal de musique du Canada. Sam s’y dévoue pendant quatre années, enseignant dans plus de vingt écoles élémentaires et secondaires de Toronto et sa région. Non seulement elle y acquiert une précieuse formation en enseignement par les arts, mais dorénavant elle voue à cette méthode une véritable passion.

En 2006, décidée à faire profiter les jeunes Québécois de son expérience, Sam s’installe définitivement à Montréal. Elle met aussitôt sa méthode à l’épreuve dans des classes de jeunes en difficulté. À leur grand étonnement, ces derniers, reconnus pour leur peu d’enthousiasme aux études, atteignent des résultats inespérés.

La tâche importante à laquelle elle se sent appelée l’incite enfin à fonder son entreprise qui a pour nom ÉTAP, « Enseignement à travers les arts appliqués ». Son grand rêve—qu’elle est d’ailleurs en train de réaliser—est de fonder le Conservatoire ÉTAP. Son but est de former des artistes et des enseignant(e)s intéressé(e)s à implanter ce programme dans les écoles. Ses nombreuses responsabilités scolaires ne l’empêchent pas d’exercer son art : elle expose, participe à des séances de « peinture en direct, » et elle continue de jouer et de chanter pour son public.



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